Butsudan

Joli modèle d’installation bouddhique en bois d’acajou, fabriqué au Brésil, avec l’aimable autorisation de Viviane qui venait de se la faire livrer !

Butsudan ou Installation Bouddhique
Autres objets de cultes

Du côté spirituel de la matérialité ou matériel de la spiritualité...

Le Lieu ou est enchassé le Dai Gohonzon inscrit par Nichiren Daishonin le 12 octobre 1279 est la troisième des Trois Grandes Lois ésotériques. Il se situe au temple du Taiseki-Ji, au pied du mont Fuji.

Par extension c’est l’endroit ou est enchâssé le gohonzon dans le “butsudan”, appelé communément “installation bouddhique”, devant laquelle chacun pratique bi-quotidiennement la récitation du mantra et le gongyo.

La conservation, le respect et la protection du gohonzon, qui symbolise aussi notre propre vie, sont fondamentaux(la flèche montre l’emplacement du gohonzon, non installé ici, délimité par les pointillés). L’installation de l’objet de vénération doit donc se faire dans des conditions favorables. Pour pratiquer et harmoniser sa vie avec le gohonzon il s’agit aussi d’être en mesure de s’installer confortablement devant son butsudan, reflet de notre propre existence, en ayant du plaisir à le faire .

Le gohonzon doit être placée à une hauteur telle que l’on ne le domine pas, mais aussi que celui-ci ne nous domine pas. Lorsque l’on est assis pour pratiquer il faut donc être en mesure de le regarder sans avoir à trop lever la tête, ni à la baisser. L’objet de culte n’est pas fait pour susciter une admiration, mais pour favoriser une harmonisation intérieure entre soi et toutes les fonctions de la vie qu’il représente, intérieures et extérieures à nous. Au japon, traditionellement, la pratique se fait agenouillée, les fesses reposant sur les pieds, ce qui conditionne aussi la hauteur des installations dans ce pays. En occident nous nous asseyons généralement sur une chaise ou un fauteuil, de manière à nous sentir bien. Les fabrications sont donc adaptées à nos meurs. Il existe ainsi des installations plus ou moins “sobre” ou plus ou moins “sophistiquées” fabriquées par des artisans, des ébénistes, produites en petites, moyenne ou “grandes” séries, avec une gamme de prix très variable qui ne nécessite pas obligatoirement un investissement important pour les revenus les plus modeste, voir le site de la CEDIS. De plus il est parfois possible d’en trouver d’occasion dans le “réseau” des pratiquants bouddhistes.

Certains pratiquants, en fonction de leurs moyens, et en respectant un minimum de règles préfèrent fabriquer eux même leur butsudan, (voici celui de l’auteur ici présent, ancien ébéniste) s’ils sont suffisament bons “bricoleurs”, ou le font fabriquer “sur mesure”. Tout les cas de figure sont donc possible pour tous les budgets. Il n’est donc pas nécessaire d’être “riche” pour recevoir le gohonzon, inscrit par Nichiren pour toute l’humanité, c’est un point fondamental. Il est possible de pratiquer sans gohonzon ni installation bien sûr, il s’agit pour le débutant d’un temps d’adaptation nécessaire pour se déterminer lui-même à recevoir l’objet de culte, en conscience de la fonction de celui-ci.

Gratuité du culte dans le bouddhisme orthodoxe

Dans la Soka Gakkai la réception du gohonzon en elle même est gratuite, si le nouveau membre souhaite faire un don à cette occasion, il est libre de le faire. Se sont les dons qui font fonctionner l’organisation et permettent de bénéficier des lieux de séminaires, de retransmissions et de cérémonies bouddhiques (Mariage bouddhique, cérémonie pour les défunts, remise de gohonzon...). Il n’existe aucune contrainte financière dans la Soka Gakkai, c’est important de le dire et de le faire savoir en terme de gratuité du culte et de non-sectarisme (on a parfois vu des émissions à scandale qui affirmait le contraire ! ). Aucune cérémonie n’est payante. Des dons peuvent se faire en différentes occasions où ils sont recueillis et restent entièrement libre.

Traditionellement nous pouvons “faire zaïmu” (le don) vers le printemps. L’esprit du don est une chose importante du point de vue de la loi de causalité, il ne faut donc pas donner à contre coeur ou avec un sentiment de culpabilité, mais librement , en conscience de l’importance et de la fonction de celui-ci et aussi du respect de ses propres moyens financiers. C’est la sagesse qui doit nous déterminer, sachant que notre don sert un mouvement international pour la construction de la paix mondiale. C’est un acte adulte de bon sens. De plus la Soka Gakkai contribue à de nombreuses actions humanitaires et ceux qui peuvent donner des sommes plus ou moins importantes le font aussi pour ceux qui peuvent le moins. Toutefois l’importance du don dans l’esprit bouddhique relève du coeur qui le fait et non de la capacité à “signer un chèque” plus ou moins important. Rapellons nous la parabole du roi Asoka qui, dans une vie entérieure, était un petit garçon pauvre qui offrit un simple paté de sable au bouddha Shakiamuni, grâce à quoi la rétribution karmique lui permit de devenir ce grand roi qui se converti au bouddhisme, dans sa vie future !

Seuls les objets de pratiques sont payants, et peuvent s’acquérir à tous petits prix. Par exemple un “kyobon”, livret de pratique, pour un modèle de base coûte environ deux euros. Un juzu (chapelet bouddhique) ne coûte que quelques euros aussi pour un simple modèle. Généralement lorsque l’on découvre ce bouddhisme les objets nous sont prêtés amicalement jusqu’à ce que l’on éprouve soit même le besoin de les acheter, question d’autonomie et de choix personnel quant à la qualité, l’esthétique des objets qui nous plaisent le mieux.

A suivre très bientôt... avec d’autres photos et explications quant aux différents objets et les offrandes sur l’installation...

 

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