Citoyenneté

Citoyenneté et Bouddhisme
 

La démocratie, vu par Daisaku IKEDA

 “ Si les gens manquent de persuasion et d’esprit critique et s’ils subissent la violence du plus grand nombre, alors ils détruisent la démocratie de leur propres mains. Le conflit entre la majorité qui méconnais la raison et ne se fie qu’au nombre, et la minorité, qui oppose la violence, n’aboutie qu’à la dépréciation de l’esprit démocratique. Dans ce cas la démocratie tourne à la démagogie.

Dans ce monde tumultueux
 de l’époque des querelles et des conflits *
Soyons audacieusement victorieux dans chaque défi !
N’oublions jamais l’esprit de réfuter les idées erronées ;
Proclamons toujours haut et fort la justice, jusqu’au bout !
Daisaku IKEDA

* « Le choix en fonction du temps », Lettres et Traités de Nichiden Daishonin, Paris, ACEP,
volume 3, p. 97.

Ainsi le comportement des masses qui soutiennent la démocratie est déterminant. La démocratie exige d’elle qu’elle cultivent un esprit d’indépendance et un sens du devoir social, un esprit à la foi patriotique et ouvert, et qu’elles possèdent avant tout une bonne éducation, des connaissances solides et une éthique sociale. Le fait que la politique se dégrade dépend naturellement de la qualité des hommes politiques. Cependant on ne dira jamais assez que la politique dépend aussi et sourtout de l’intelligence, de la culture et du sens moral des masses. La démocratie exige des gouvernés qu’ils combattent résolument les idées fausses ou un mauvais gouvernement. Ce qui veut dire que les masses doivent s’atrribuer le rôle d’observateurs spontannés.

“Ignorance, aveuglement et irresponsabilité ne peuvent engendrer que corruption et désordre. Se conformer aveuglément aux opinions d’autrui, sans en avoir conscience et sans esprit critique, abuser de droit sociaux établis sur la base du respect mutuel, suivre sans réfléchir les actions des autres et se laisser troubler par des dirigeants iresponsables, tout cela mène à la destruction de la démocratie.”

In Complète Works of Daisaku IKEDA (Tokyo : Seykyo Press, 1968), vol,1, pp.98, 108-110.
Ceci tiré du livre Dayle M. Bethel : MAKIGUCHI, LE CREATEUR DE VALEUR. Edition du Rocher.

“...Si le coeur des hommes est impur, leur terre est impure, mais si leur coeur est pur, leur terre l’est également. Ainsi il n’y à pas deux sortes de terres, pure et impure en elles mêmes. il n’y à que la pureté ou l’impureté de notre coeur.”

Nichiren Daishonin

“Sur l’atteinte de la boddhéité”
L&T vol 1, p.4
ACEP

Dans le gosho “Le guide suprême du monde” Nichiren Daishonin enseigne le bouddhisme est sanctionné par la victoire ou la défaite, tandis que la vie sociale est régie sur le principe de la récompense ou de la punition”. “Le guide suprême du monde”, L&T volume 3, p 259, Edition ACEP.

Le bouddhisme enseigne la dignité de la vie et le respect de tous les êtres humains, sans exception. “Le guide suprême du monde est un autre nom du bouddha” nous dit Nichiren. Autrement dit s’éveiller à la boddhéité de sa vie par la pratique du daimoku du Sutra du Lotus permet de s’éveiller sans limite à la sagesse, à la tolérance, à l’humanisme, à la non-violence, à la joie d’être en vie... Cela revient à être guidé intérieurement par les valeurs les plus humanistes qui soient... 

 Prions avec une grande vigueur , avec persévérance et une détermination sans faille  pour la victoire des droits de l’être humain et du respect de celui-ci, en toutes circonstances et ce pour l’établissement de la paix et du bonheur de tous.

 

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