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Lors de notre pratique bi-quotidienne, nous récitons une partie (20%) du Chapitre Hoben. Vous ne trouverez ci-contre, que la partie alors récitée.
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Présentation du Chapitre Hoben du Sûtra du Lotus
Le mot “Hoben” signifie « enseignements préparatoires qui mènent aux enseignements véritables ».
Le chapitre Hoben (Moyens) est ainsi intitulé parce que Shakyamuni y déclare que tous les enseignements exposés durant les quarante-deux années précédant la révélation du Sûtra du Lotus sont des enseignements préparatoires, donnés pour amener les hommes au Sûtra du Lotus. Une autre raison de sa dénomination est qu'il y révèle le suprême état de vie qu'est l'atteinte de la boddhéité. Il montre bien que les neuf états dans lesquels évoluent notre vie et nos activités ne sont que des moyens et des étapes pour accéder au plus élevé des états : la boddhéité.
La signification de Hoben peut aussi être appliquée à ce que Shakyamuni exprime dans le Sûtra du Lotus. Le sûtra lui-même est fondamentalement un moyen de parvenir à la vérité ultime qui est Nam Myoho Renge Kyo. Nichiren Daïshonin révéla ceci pour la première fois dans les « derniers jours de la Loi », alors que le bouddha Shakyamuni n'avait pas explicitement exprimé l'ultime vérité.
Les enseignements de Shakyamuni dans le Sûtra du Lotus sont des « moyens » et la « vérité » est NamMyoho Renge Kyo. Donc, ce que le Bouddha a révélé et enseigné est un moyen ; ce que nous réalisons grâce à ce moyen est la véritable entité. Cependant, n'oublions pas que, d'un point de vue plus approfondi, ce moyen en lui-même contient la vérité.
La récitation du Sûtra du Lotus et de Nam Myoho Renge Kyoest un moyen, tandis que la manifestation de la boddhéité est une fin.
Texte du Chapitre Hoben
A ce moment, le bienheureux sortit sereinement de sa méditation et s'adressa à Shariputra : La sagesse de tous les bouddha est infiniment profonde et incommensurable. Le seuil de cette sagesse est difficile à comprendre et difficile à passer. Ni les hommes de l'état d'étude ni ceux qui sont devenus des sages par eux-mêmes ne sont capables d'y parvenir. En voici la raison. Un bouddha a pratiqué un nombre incalculable d'austérités sous la direction de nombreuses centaines de milliers de myriades de kotis de bouddha. Il se consacra si courageusement et infatigablement à cette pratique que son nom est universellement connu. Il comprend pleinement la loi profonde et incomparable et enseigne en fonction des capacités de ceux qui l'écoutent, mais son dessein est très difficile à comprendre.
Shariputra, depuis que j'ai atteint la boddhéité, à l'aide de nombreuses histoires de relations passées et de bien des paraboles, j'ai largement exposé mes enseignements et, par d'innombrables moyens, j'ai amené les hommes à renoncer à leurs attachements. La raison en est que le Tathagata possède à la fois les moyens et la sagesse parfaite. Shariputra, la sagesse du Tathagata est universelle et profonde. Sa bonté est infinie et son enseignement est illimité. Doué de pouvoirs, de courage, de concentration, et de méditation, libéré (du karma et des désirs), il demeure dans l'infini et éveille à la loi qui n'a jamais été révélée auparavant. Shariputra, le Tathagata a le pouvoir de faire un choix judicieux entre les divers enseignements d'une manière pleine d'habileté et de réjouir le coeur des hommes par ses mots chaleureux et bienveillants. En d'autre termes, Shariputra, le Bouddha a réalisé la loi infinie, sans limite et incomparable.
Shariputra, je n'en dirai pas plus car ce que le Bouddha a accompli est la loi la plus rare et la plus difficile à comprendre. L'entité réelle de tous les phénomènes ne peut être comprise et partagée que par les bouddha. Ses aspects sont l'apparence, la nature, l'entité, le pouvoir, l'influence, la cause inhérente, la cause externe, l'effet latent, la rétribution, et leur cohérence jusqu'à la fin.

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