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Dans cette lettre, Nichiren explique que les croyants du Sûtra du Lotus qui pratiquent exactement comme le Bouddha l'enseigne, rencontreront inévitablement les Trois Grands Ennemis. Le véritable bonheur ne consiste pas en une totale absence de problèmes, mais réside dans la confiance absolue de pouvoir les surmonter.
Source : L&T Vol. 1, p. 107 (Ed. ACEP)
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La Pratique telle que le Bouddha l'Enseigne
Il apparaît désormais clairement que les personnes qui sont nées dans ce pays et croient en ce Sûtra au moment de sa propagation, à l'époque des Derniers Jours de la Loi, subiront des persécutions encore plus graves qu'il n'y en eut du vivant du Bouddha. En ce temps-là, le maître était un bouddha et ses disciples, de grands bodhisattvas et arhats. De plus, le Bouddha n'exposa le Sûtra du Lotus qu'après avoir longtemps formé et préparé tous ceux qui pouvaient l'entendre, qu'ils soient divins ou humains, laïcs ou religieux, ou qu'ils appartiennent aux huit catégories d'êtres non-humains. Et, malgré cela, certains disciples rejetèrent cet enseignement.
A plus forte raison maintenant, à l'époque des Derniers Jours de la Loi, bien que l'enseignement, la capacité des gens et la période de propagation concordent, nous devons nous attendre à une hostilité encore plus grande. Car notre époque est celle des conflits, celle où la Loi pure a disparu, où le maître n'est qu'un simple mortel et ses disciples des incroyants en proie aux Trois Poisons. C'est pourquoi les hommes rejettent le bon maître et lui préfèrent les mauvais moines.
De plus, ceux qui deviennent les disciples du véritable Pratiquant du Sûtra du Lotus tel que le Bouddha l'enseigne seront immanquablement confrontés aux Trois Grands Ennemis. Par conséquent, du jour même où vous croyez en ce Sûtra vous devez être prêt à rencontrer les Trois Sortes de persécutions qui seront à coup sûr plus terribles encore après la mort du Bouddha. Bien que mes disciples aient déjà entendu cela, certains, lorsque des persécutions, grandes ou petites, s'abattent sur nous, en sont terrifiés au point de trahir leur foi. Ne les avais-je pourtant pas prévenus ? Je leur ai enseigné jour et nuit en me fondant précisément sur le Sûtra qui dit : « Puisque haine et jalousie abondent déjà du vivant du Bouddha, ne seront-elles pas pires encore dans le monde après son trépas ? » Vous n'avez nulle raison de prendre peur tout à coup alors que vous me voyez expulsé, blessé ou officiellement condamné et exilé - cette fois-ci en une province lointaine.
Question. - Celui qui pratique comme le Bouddha l'enseigne devrait connaître une vie paisible en ce monde. Pourquoi alors êtes-vous attaqué avec tant de force par les Trois Grands Ennemis ?
Réponse. - Shakyamuni rencontra les Neuf Grandes Persécutions parce qu'il enseigna le Sûtra du Lotus. Dans un lointain passé, le bodhisattva Fukyô fut attaqué à coups de bâton et de pierres. Tchou Tao-cheng fut exilé au mont Sou, le moine Fa-tao eut le visage marqué au fer rouge, et Aryasinha fut décapité. Le Grand Maître T'ien-t'ai fut en butte à l'hostilité des trois écoles du Sud et des sept écoles du Nord. Quant au Grand Maître Dengyô, il fut dénigré par les six écoles de l'ancienne capitale Nara. Le Bouddha, ces bodhisattvas et grands sains étaient tous des adeptes du Sûtra du Lotus, et malgré cela, ils subirent de grandes persécutions. Si vous niez qu'ils aient pratiqué comme le Bouddha l'enseigne, où donc trouverez-vous des personnes qui l'aient fait ? Nous sommes à l'époque des conflits, celle où la Loi pure a disparu. De plus, dans ce mauvais pays, le dirigeant, ses ministres, et le peuple dans son ensemble, tous calomnient la Loi correcte. Ils se sont opposés au véritable enseignement du Bouddha et révèrent des mauvais moines et des doctrines erronées. C'est pourquoi les démons ont furieusement envahi le pays, provoquant un déchaînement constant des Trois Calamités et des Sept Désastres.
C'est, en vérité, une période bien malheureuse pour vivre en ce pays. Pourtant, le Bouddha m'a ordonné de naître à cette époque, et il me serait impossible de transgresser sa volonté. Ainsi, avec une foi totale dans le Sûtra, j'ai engagé la lutte pour distinguer enseignements provisoires et enseignements définitifs. Je revêts l'armure de la persévérance et porte l'épée de l'enseignement correct, je lève la bannière de Myôhô Renge Kyô, essence des huit volumes du Sûtra du Lotus. Puis, tendant l'arc de la déclaration du Bouddha : « Je n'ai pas encore révélé l'enseignement définitif », j'encoche la flèche du « rejet sincère des enseignements provisoires », je monte dans le chariot tiré par un grand boeuf blanc et j'abats le portail des enseignements provisoires. Les attaquant l'une après l'autre, j'ai réfuté les doctrines du Nembutsu, du Shingon, du Zen, du Ritsu et celles des autres écoles. Certains de mes ennemis ont pris la fuite, d'autres ont reculé, ou, conquis, sont devenus mes disciples. Je continue à repousser leurs attaques et à les vaincre mais les ennemis sont légion alors que le roi de la Loi est seul avec une poignée de partisans. C'est pourquoi la bataille se poursuit aujourd'hui encore.
La pratique du Sûtra du Lotus est shakubuku, la réfutation des enseignements provisoires ». Selon ces paroles d'or, les tenants de toutes les écoles basées sur les enseignements provisoires pourront en définitive être vaincus et rallier les disciples du roi de la Loi. Le temps viendra où tous les hommes, y compris ceux des états d'étude, d'éveil personnel et de bodhisattva, prendront le chemin de la boddhéité, et la Loi merveilleuse seule prospérera à travers tout le pays. Alors, parce que tous les êtres humains réciteront ensemble Nam Myoho Renge Kyo, le vent ne tourmentera plus les branches ou les rameaux, et la pluie sera si douce qu'elle ne détruira pas même une motte de terre. Le monde redeviendra ce qu'il était aux époques de Fou Si et Chen Nong dans la Chine antique. Les désastres seront écartés du pays et ses habitants, libérés du malheur. Ils apprendront également l'art de mener des vies longues et pleinement satisfaisantes. Sachez que le temps viendra où l'on comprendra cette vérité : la Personne et la Loi ne peuvent vieillir et son éternelles. Il ne peut y avoir le plus petit doute concernant la promesse solennelle, faite dans le Sûtra, d'une vie paisible en ce monde.
Question. - Que doit faire la personne qui veut pratiquer comme le Bouddha l'enseigne ?
Réponse. - Les Japonais de notre époque sont unanimes sur ce point : ils pensent que, puisque tous les véhicules sont inclus dans le véhicule suprême, aucun enseignement n'est supérieur ou inférieur, superficiel ou profond mais que tous sont égaux au Sûtra du Lotus. D'où la croyance que répéter l'invocation du Nembutsu, pratiquer l'ésotérisme Shingon, ou la méditation Zen, enseigner et réciter n'importe quel sûtra ou le nom de n'importe quel bouddha ou bodhisattva équivaut à suivre le Sûtra du Lotus.
Mais je répète que cela est faux. Le plus important dans la pratique du bouddhisme, c'est de suivre et de croire les principes d'or du Bouddha, non l'opinion des autres. Notre maître, le Bouddha Shakyamuni, aurait voulu révéler le Sûtra du Lotus dès qu'il parvint à l'illumination. Pourtant, parce que les hommes n'étaient pas encore assez mûrs pour le comprendre, il lui fallut utiliser les enseignements provisoires pendant près de quarante ans avant de pouvoir exposer l'enseignement définitif du Sûtra du Lotus. Dans le sûtra Muryôgi, qui sert d'introduction au Sûtra du Lotus, le Bouddha établit une distinction très nette entre les enseignements provisoires et l'enseignements définitif. Il déclara : « J'ai enseigné la Loi de nombreuses façons, en utilisant de nombreux moyens. Mais, depuis plus de quarante années, je n'ai pas encore révélé la vérité ». Les quatre-vingt mille bodhisattvas, y compris le bodhisattva Daishôgon, comprirent parfaitement pourquoi Shakyamuni avait exposé les enseignements provisoires, démontrèrent que ces enseignements n'étaient rien de plus que des moyens, et finalement les rejetèrent totalement. Ils exprimèrent leur compréhension en déclarant que personne ne peut atteindre l'illumination suprême en adhérant à l'un ou l'autre des sûtras provisoires qui préconisent la pratique des austérités de bodhisattvas pendant des millions d'éons. Finalement le Bouddha en vint à révéler le Sûtra du Lotus et déclara : « L'Honoré du monde expose ses doctrines depuis longtemps et doit maintenant révéler la vérité ». Il mit également en garde : « Dans toutes les terres de bouddhas de l'univers, il n'y a qu'un seul véhicule suprême, pas deux ou trois, et cela exclut les enseignements provisoires du Bouddha ». Il dit encore : « En rejetant sincèrement les enseignements provisoires, je vais exposer la Loi suprême », et « N'acceptez jamais même une seule phrase des autres sûtras ». Ainsi, depuis cette époque, le véhicule suprême de la Loi merveilleuse a été le seul enseignements assez profond pour permettre à tous les êtes humains d'atteindre la boddhéité. Bien qu'aucun sûtra, à l'exception du Sûtra du Lotus, ne permette d'obtenir le plus petit bienfait, les savants bouddhistes de l'époque des Derniers Jours de la Loi prétendent que tous les sûtras doivent conduire à l'illumination puisqu'ils furent exposés par le Bouddha. Par conséquent, ils professent arbitrairement la foi en n'importe quel sûtra et suivent n'importe quelle école de leur choix, que ce soit Shingon, Nembutsu, Zen, Sanron, Hossô, Kusha, Jôjitsu ou Ritsu. Le Sûtra du Lotus dit de telles personnes : « Celui qui refuse d'avoir foi en ce Sûtra, et qui, au contraire, le rabaisse, détruit instantanément la graine qui permet de devenir bouddha en ce monde... Après sa mort, il tombera dans l'enfer des souffrances incessantes ». Ainsi, le Bouddha lui-même conclut que la seule manière de pratiquer correctement son enseignement consiste à avoir foi dans le principe central du Sûtra, la croyance en une seule Loi suprême.
Question. - Il serait donc faux de dire que la foi en n'importe quel sûtra ou en n'importe quel bouddha des enseignements provisoires équivaut à la foi dans le Sûtra du Lotus. Mais qu'en est-il de celui qui a foi dans le seul Sûtra du Lotus et conduit les cinq pratiques du chapitre Hosshi, ou suit les pratiques aisées du chapitre Anrakugyô ? Ne pourrions-nous pas dire que sa pratique est en accord avec l'enseignement du Bouddha ?
Réponse. - Quiconque pratique le bouddhisme doit avant tout comprendre qu'il existe deux types de pratique - shôju et shakubuku. Chaque sûtra ou traité doit être pratiqué de l'un ou l'autre de ces deux manières. Bien que les érudits de ce pays aient parfois étudié le bouddhisme très en détail, ils ne savent pas quelle pratique convient au temps. Les quatre saisons se succèdent sans fin, chacune d'elle manifestant ses caractéristiques propres. En été, il fait chaud, en hiver, froid. Les fleurs s'épanouissent au printemps, les fruits mûrissent en automne. Il est donc naturel de semer au printemps et de récolter à l'automne. Si l'on semait à l'automne, que pourrait-on récolter au printemps ? Les vêtements épais sont utiles par grand froid, mais à quoi servent-ils en pleine canicule ? Une fraîche brise est plaisante en été, mais qu'a-t-elle d'agréable en hiver ? Le bouddhisme procède de la même manière. Il y a des époques où le bouddhisme Hinayana doit être propagé pour le bien de l'humanité, des époques où les doctrines du Mahayana provisoire sont nécessaires, et des temps où l'enseignement du Mahayana définitif doit se répandre pour conduire les gens à la boddhéité. Les deux millénaires des Jours de la Loi correcte et des Jours de la Loi formelle exigeaient la propagation du bouddhisme Hinayana et Mahayana provisoire, tandis que les premiers cinq cents ans des Derniers Jours de la Loi appellent le kôsen-rufu de l'enseignement suprême et parfait du Sûtra du Lotus. Comme le Bouddha l'avait prédit, nous sommes maintenant à l'époque des conflits, celle où la Loi pure s'est perdue et où les enseignements provisoires et définitifs du bouddhisme sont inextricablement confondus.
Lorsque l'on est face à l'ennemi, on a besoin d'une épée, d'un bâton, ou d'un arc et de flèches. Mais, lorsqu'il n'y a pas d'ennemis, ces armes ne sont d'aucune utilité. A notre époque, les enseignements provisoires sont devenus les ennemis de l'enseignement correct. Quand il est temps de propager l'enseignement suprême, les enseignements provisoires deviennent des ennemis. S'ils sont sources de confusion, ils doivent être systématiquement réfutés du point de vue de l'enseignement correct. Parmi les deux formes de pratique, il s'agit-là de shakubuku, la pratique du Sûtra du Lotus. C'est à juste titre que T'ien-t'ai déclara : « La pratique du Sûtra du Lotus est shakubuku, la réfutation des enseignements provisoires ». Les quatre pratiques aisées du chapitre Anrakugyô sont shôju. Les suivre à notre époque serait aussi absurde que de semer des graines en hiver en espérant moissonner au printemps. Il est normal qu'un coq chante le matin, mais étrange qu'il chante au crépuscule. Maintenant, à une époque où les enseignements provisoires et définitifs sont inextricablement mêlés, il ne serait pas moins anormal de s'isoler dans les montagnes, de suivre la pratique aisée de shôju, et d'éviter de réfuter les ennemis du Sûtra du Lotus. La personne qui le ferait perdrait toute chance de pratiquer le Sûtra du Lotus. Aujourd'hui, à l'époque des Derniers Jours de la Loi, qui accomplit la pratique de shakubuku en parfait accord avec le Sûtra du Lotus ? Imaginez qu'une personne, peu importe qui, proclame haut et fort que seul le Sûtra du Lotus peut mener les hommes à la boddhéité et que tous les autres sûtras, loin de leur permettre d'atteindre l'illumination, ne peuvent que les précipiter en enfer. Observez alors ce qui se passera si cette personne essaye de réfuter les maîtres et les doctrines de toutes les autres écoles. Les Trois Grands Ennemis ne manqueront pas d'apparaître.
Le véritable maître, le bouddha Shakyamuni, pratiqua shakubuku pendant les huit dernières années de sa vie, le Grand Maître T'ien-t'ai pendant plus de trente ans, et le Grand Maître Dengyô pendant plus de vingt ans. Nichiren réfute les enseignements provisoires depuis plus de vingt ans, et les grandes persécutions qu'il a subies pendant cette période sont innombrables. Je ne sais pas si elles sont égales aux neuf grandes persécutions subies par le Bouddha, mais il est certain que ni T'ien-t'ai ni Dengyô ne rencontrèrent jamais des persécutions aussi graves que celles subies par Nichiren pour la cause du Sûtra du Lotus. Ils ne suscitèrent que jalousie et calomnies, alors que j'ai été à deux reprises exilé par le régent, cette fois dans une province lointaine. Qui plus est, je fus bien près d'être décapité à Tatsunokuchi, je fus blessé au front à Komatsubara, et constamment calomnié. Mes disciples ont également été exilés et jetés en prison, tandis que les croyants laïcs qui me suivent ont été expulsés et leurs biens confisqués. Comment les persécutions endurées par Nagarjuna, T'ien-t'ai ou Dengyô pourraient-elles être comparables ? Comprenez donc que la personne qui pratique le Sûtra du Lotus, exactement comme le Bouddha l'enseigne, sera immanquablement attaquée par les Trois Grands Ennemis. Shakyamuni lui-même, T'ien-t'ai et Dengyô furent les trois seuls à pratiquer en parfait accord avec l'enseignement du Bouddha, en plus de deux mille ans. Maintenant, à l'époque des Derniers Jours de la Loi, les seuls pratiquant de cette sorte sont Nichiren et ses disciples. Si nous ne pouvons être considérés comme des pratiquants fidèles aux enseignements du Bouddha, alors Shakyamuni, T'ien-t'ai et Dengyô ne peuvent pas l'être non plus. Pourrait-on appeler pratiquants du Sûtra du Lotus Devadatta, Kokalika, Sunakshatra, Kôbô, Jikaku, Chisho, Chan-tao, Hônen, Ryôkan et leurs semblables ? Le bouddha Shakyamuni, T'ien-t'ai, Dengyô, ou Nichiren et ses disciples pourraient-ils être des adeptes des écoles Nembutsu, Shingon, Zen, Ritsu ou autres ? Pourrait-on appeler le Sûtra du Lotus enseignement provisoire, et le sûtra Amida et d'autres pourraient-ils être le Sûtra du Lotus ? Cela ne pourrait jamais être, même si l'Ouest se changeait en Est et l'Est en Ouest ; même si la Terre, avec les arbres et les plantes, devait s'envoler et devenir le ciel, et même si la lune et les étoiles devaient tomber pour devenir la Terre.
Il est bien regrettable que tous les Japonais se réjouissent de voir Nichiren et ses disciples souffrir en proie aux Trois Grands Ennemis ! Ce qu'il est advenu hier à un autre peut nous arriver aujourd'hui. Nichiren et ses disciples ne souffriront pas longtemps, à peine plus longtemps qu'il n'en faut au givre ou à la rosée pour s'évaporer sous le soleil du matin. Quand nos prières pour atteindre la boddhéité seront réalisées et que nous résiderons dans la terre de l'illumination éternelle où nous connaîtrons la joie sans limite de la Loi, quelle pitié nous éprouverons pour ceux qui souffrent sans répit dans les profondeurs de l'enfer ! Et alors, comme ils nous envieront !
La vie s'écoule en un instant. Si nombreux et féroces que soient les ennemis que nous rencontrerons, n'ayons aucune peur et ne pensons jamais à reculer. Même si l'on menaçait de nous couper la tête avec une scie, de nous empaler sur une lance, de nous mettre aux fers et de nous transpercer les pieds avec une vrille, aussi longtemps que nous serons en vie, nous devrons continuer à réciter Nam Myoho Renge Kyo, Nam Myoho Renge Kyo. Si nous récitons cette phrase jusqu'au moment ultime de notre mort, immédiatement, Shakyamuni, Tahô, tous les autres bouddhas de l'univers viendront à notre rescousse, tenant ainsi fidèlement la promesse faite lors de la cérémonie du Pic du Vautour. Nous prenant par la main et nous portant sur leurs épaules, ils nous mèneront au Pic du Vautour. Les deux saints, les deux divinités célestes et les Dix Déesses nous garderont, tandis que toutes les divinités bouddhiques tendront un dais par dessus nos têtes et déploieront bien haut des oriflammes. Ils nous escorteront pour nous protéger jusqu'à la terre de Bouddha. Comment décrire la joie que nous ressentirons alors ?
Nam Myoho Renge Kyo, Nam Myoho Renge Kyo.
Nichiren
Le cinquième mois de la dixième année de Bun'ei (1273)
Post-scriptum : Gardez constamment cette lettre avec vous et relisez-la sans cesse.

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