Sûtra du Lotus

Le Sûtra du Lotus (Saddharma Pudarika Sutra) est un des textes sacrés préféré du Bouddhisme Mahayaniste. Le texte sanscrit original a été traduit plusieurs fois en chinois (la première fois en 286 p. C.), en tibétain et en d'autres langues.

Résumé des
28 chapitres

Le Sûtra du Lotus

Le but de Shakyamuni était de permettre à tous les êtres humains, sans distinction, d'atteindre la boddhéité. Mais, parce qu'il donnait un enseignement provisoire pour développer les facultés de compréhension des gens, il déclarait, dans les sûtras antérieurs au Sûtra du Lotus, que les personnes des Deux Véhicules ainsi que les femmes ne pouvaient pas atteindre la boddhéité. La vérité que tous les êtres humains ont la capacité d'atteindre la boddhéité n'a été révélé que dans le Sûtra du Lotus.

Du 1° au 14 chapitre, il révèle l'enseignement théorique, dont le 2° chapitre, Hoben, est le plus important. Shakyamuni le commence par ces mots : « La sagesse de tous les Bouddhas est infiniment profonde et incommensurable ». Puis, il présente les Dix Aspects et le remplacement des Trois Véhicules par le Véhicule unique. Il révèle pour la première fois que tout le monde a la possibilité d'atteindre la boddhéité.

Du 15° au 28°, c'est l'enseignement essentiel, dont le 16° chapitre, Juryo, est le plus important. Shakyamuni y révèle qu'il a atteint la boddhéité dans un passé très lointain et que depuis il a enseigné la Loi à d'innombrables personnes. Grâce à sa propre expérience, il révèle l'état de bouddha inhérent à toute vie. La loi que suivit Shakyamuni pour parvenir à la boddhéité n'est autre que Nam Myoho Renge Kyo.

 

 

Les principes essentiels du Sûtra du Lotus

  • Le remplacement des Trois Véhicules (ou enseignements) par le Véhicule unique : l'état de bouddha existe dans la vie des simples mortels.
  • L'entité réelle de tous les phénomènes : Nam Myoho Renge Kyo.
  • La cérémonie dans les Airs : l'apparition de la tour au Trésors, c'est-à-dire la boddhéité inhérente à toute vie.
  • Ouvrir le proche et libérer le lointain : la révélation du bouddha de la joie sans limite depuis le passé sans commencement.
  • Les boddhisattvas sortis de la terre : ceux qui propageront le Sûtra du Lotus à l'époque des Derniers Jours de la Loi.

 

 

Les Traductions Chinoises

Traduction de KumarajivaAucune autre Écriture du bouddhisme n'a connu une aussi grande diffusion en Chine et au Japon, car presque toutes les grandes sectes la comptent parmi leurs textes fondamentaux. Le titre sanskrit du texte original est Saddharma Pundarika sûtra. Saddharma signifiant loi correcte, Pundarika lotus blanc, et sûtra enseignement du Bouddha.

Le Sûtra du Lotus fut traduit plusieurs fois en chinois et il nous en reste trois traductions complètes :

  • La première par Dharmaraksa en 286 p. C., sous le titre chinois Tcheng fa houa king, (jap. Shôhokkekyô); elle comporte 10 fascicules, entre lesquels se répartissent en 28 chapitres ;
  • La deuxième par Kumarajiva, qui le traduisit en 406 p. C. sous le titre chinois Miao fa lien houa king, (jap. Myôhôrengekyô), avec 28 chapitres, répartis en 7 ou 8 fascicules suivant les recensions (résumé de la traduction de Kùmàrajiva);
  • La troisième par Jnânagupta et Dharmagupta à la fin du VI° siècle ou au début du VII° sous le titre chinois T'ien p'in miao fa lien houa king (jap. Tembommyôhôrengekyô) en 8 fascicules et 27 chapitres.

Seule la traduction de Kumàrajiva fut et est demeurée d'un emploi courant en Chine et au Japon. C'est d'elle que Nichiren tire ses nombreux extraits, et il ne s'est que très rarement référé aux deux autres.

 

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