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Au IV° ou V° siècle, outre le Hinayana et le Mahayana, s'est développé un troisième courant tardif, le Vajrayana, associant des éléments de la tradition du yoga indien et de la pensée bouddhique Mahayaniste.
Cette page a pu être réalisée à l'aide du Guide des Centres Bouddhistes en France, de P. Ronce
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Le Bouddhisme au Tibet
Le Vajrayana était enseigné à l'université de Nalanda et se fixa au Cachemire, au Bengale, avant de gagner au VIII° siècle le Tibet. Le courant du vajrayana, appelé parfois bouddhisme ésotérique, s'est prolongé en Chine par l'école Huayen et au Japon par l'école Shingon.
Sur une invitation du roi Kheun Palpoche, vers le VIII° siècle, les moines Santarakshita et Padmasambhava vienrent au Tibet et créèrent l'école Nyingmapa. Mais suite aux persécutions antibouddhistes du roi Lang Darma (de tradition bön), au IX° siècle, les enseignements avaient pratiquement disparu.
La seconde transmission du Bouddhisme au Tibet, par Marpa, au XI° siècle, ne fut possible que grâce à de très rares maîtres yogis réalisés (Vajardhara, Milarépa, Tilopa, Naropa, et le fermier-traducteur tibétain Marpa), qui échappèrent à la destruction totale des centres et sanghas bouddhistes en Inde, dùe à l'effet conjoint des invasions musulmanes et des persécutions de la religion hindouiste dominante.
Tradition Bôn
La tradition Bön ne provient pas des Indes ni du Bouddha Shakyamuni, mais d'un Bouddha d'Asie centrale appelé Tönpa Shenrab Miwo, originaire de Tagzig (un royaume de l'ancienne perse), et né dans la contrée d'Ölmo Lungring (royaume du Shang Shung, région annexée depuis au Tibet). D'après ses hagiographies, Tönpa Shenrab ne se serait rendu qu'une seule fois au Tibet, où il aurait converti un certain nombre de prêtres, appelés bönpos.
Cette tradition était dominante au Tibet, quand le bouddhisme y fut introduit pour la première fois, vers le VII° siècle, et il serait simpliste de dire que le Bouddhisme s'y est substitué. L'interpénétration, l'osmose entre la tradition du Bön et celle du Bouddhisme tibétain est incontestable (en ce qui concerne la tradition Nyimgmapa et les enseignements Dzogchen sur la nature de l'esprit, notamment).
Les Traditions Bouddhiques
Kheunbar Kyé est le fondateur de la dynastie Kheun (ou Khön). Il est le fils d'un descendant de la race céleste Lha-Rig et de la femme du démon que son père à vaincu.Son fils,Kheun Palpoche invita le moine Padmasambhava, vers le VIII° siècle, à venir enseigner le bouddhisme au Tibet. Pendant dix générations, la lignée Kheun se perpétua, pratiquant la tradition Nyingmapa des "anciens tantras".
Dans la vallée Sakya, la lignée se sépare de la tradition initiale pour adopter la tradition des "nouveaux tantras" qui ont été rapportés d'Inde à partir du X° siècle. En l'année du buffle d'eau (1073), le monastère de Gorom Zimchi Karpo est établi sur le mont Peunpori, juste en dessous d'une grande tache blanche, d'où le nom de Sakya, "terre blanche". Le Bouddha aurait prophétisé son apparition, et Padmasambhava, pour sa part, avait décrit le site où elle s'implanterait.
Remontant au Bouddha Shakyamuni et à certains de ses disciples proches, tels Asanga, Saraha, ou Nagarjuna, la source des enseignements ésotériques Kagyu provient de certains des quatre-vingt-quatre mahasiddhas indiens, dont les premiers disciples tibétains reçurent, entre le IX° et le XII° siècle, la transmission.
La réforme entreprise par Tsong-Ka-pa (1356-1418) a donné naissance à la secte des Bonnets jaunes ou Gelug-pa (secte vertueuse), la plus nombreuse. Le réformateur a imposé le célibat à cette école et y a réduit considérablement l'aspect tantrique de la doctrine. Le chef spirituel des Gelug est le Dalaï lama, considéré comme une réincarnation du Boddhisattva Avalokiteshvara. Il s'empara du pouvoir politique au Tibet (1624), cumulant ainsi pouvoirs spitituels et temporels. Il fut reconnu et anobli par l'Empereur de Chine. Depuis, les Dalaï-lamas sont considérés comme pontife unique du bouddhisme tibétain en Mongolie et au Tibet.

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